Le projet

D’où vient ce projet

Une association ne vaut que par les personnes qui la portent. Celle-ci est née d’une question précise, posée par deux personnes qui ont grandi entre la France et le Maroc.

Qui porte le projet

L’association est fondée par Jeromin Rebatet, président, et Kaïssa Rebatet, secrétaire, frère et sœur, tous deux binationaux franco-marocains. Aucun des deux n’est chercheur : ils viennent du numérique et du design, et c’est de là qu’ils travaillent, des outils, des données, des supports.

L’association est entièrement bénévole. Personne n’y est rémunéré, et ses fondateurs n’ont aucun intérêt dans ses résultats.

D’où vient le nom

Osiris est un chat, recueilli dans la rue. Le sigle est venu après : Organisation for Social Impact through Research and Interspecies Studies, organisation pour l’impact social par la recherche et les études interespèces. L’ordre des mots est celui du travail : la recherche d’abord, l’effet sur les sociétés ensuite, parce qu’il en découle.

Le nom ne renvoie donc pas à la divinité égyptienne. Il renvoie à un chat de rue, ce qui dit assez bien par où ce projet a commencé.

Le constat

Nous allons au Maroc depuis que nous sommes tout petits, et les mentalités y ont beaucoup évolué. En trente ans, la maltraitance a reculé et le respect des animaux n’a cessé de grandir : des vétérinaires se sont installés, des associations se sont montées, des municipalités s’y intéressent.

Trop de gens pourtant ne les considèrent pas encore. On les dit sales, on préfère qu’ils s’éloignent, et l’on cherche rarement à comprendre d’où vient le problème. Le reproche va plus souvent à ceux qui aident qu’à la situation elle-même. Nous avons nourri des animaux dans une résidence, et c’est à nous qu’on l’a reproché : il fallait les emmener au refuge ou chez le vétérinaire, comme si l’argent n’était pas un problème et comme si les associations avaient de la place.

Ces personnes se dévouent énormément et tiennent une part du problème à bout de bras, sans moyens et sans reconnaissance. C’est de là que vient ce projet : de la conviction qu’on avance mieux en comprenant la situation qu’en la reprochant, et qu’il faut pour cela des chiffres que personne n’a encore réunis.

Ce que raconte le logo

Six silhouettes se superposent dans un disque : un chameau, un chien, un chat, deux enfants et une hirondelle. Le chameau, c’est l’animal de travail ; le chien et le chat, ceux qui partagent nos maisons et nos rues ; les enfants, ce qui s’apprend et se transmet ; l’hirondelle, ce qui passe d’une rive à l’autre. Le cercle reste ouvert en haut à gauche, et l’hirondelle en franchit le bord.

Frise : chameau, chien, chat, deux enfants et une hirondelle

Deux pays, pas deux camps

Les deux fondateurs sont franco-marocains. Le Maroc n’est pas pour eux un pays où l’on intervient, c’est un chez-soi. Les premiers travaux s’y engagent avec les vétérinaires, les institutions et les associations qui y travaillent déjà, en apprenant d’eux autant qu’en apportant.

Ce que le projet n’est pas

L’association n’est pas un refuge et ne recueille pas d’animaux. Elle n’intervient pas à la place des vétérinaires et des structures qui les prennent en charge. Elle ne collecte pas non plus de fonds ou de biens pour les reverser à des tiers : les programmes d’aide matérielle qu’elle conduit sont conçus, instruits et contrôlés par elle. Ces limites ne sont pas des réserves, mais un choix : elles disent où vont ses moyens.

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